Pourquoi les femmes, aussi attentives que les hommes à leurs finances, investissent-elles encore si peu ?
À la veille de la journée internationale des droits des femmes, ViveS Média dévoile les grands enseignements de la 5e édition du baromètre « Les femmes et l'argent », réalisé par l'institut Viavoice en partenariat avec BoursoBank et Natixis Wealth Management et intitulé : Le temps, c’est de l’argent !
🕐 Connaissez-vous la part de femmes qui, au moment de choisir leur métier, avaient une idée précise des salaires dans le secteur visé ? Et savez-vous à quel rang elles placent la rémunération dans leurs critères de choix comparé aux hommes ?
🕐 Une fois sur le marché du travail, les femmes sont-elles à l'aise pour négocier leur salaire à l'embauche, demander une augmentation ou une promotion ?
🕐 Et en prévision de la retraite, combien de femmes peuvent dire ce que sera leur pension, et ce sur quoi elles pourront vraiment compter ?
Cette édition 2026 suit le cycle de vie des femmes des études jusqu’à la retraite. Quels sont les principaux enseignements de l'étude ?
Le baromètre ViveS Média – Viavoice met en évidence une « mécanique des inégalités » entre femmes et hommes qui se construit progressivement, à chaque étape de la vie, plutôt qu’à travers un événement unique.
Dès le choix des études, un premier écart apparaît. Les hommes placent la bonne rémunération au deuxième rang de leurs critères d’orientation, juste après l’intérêt pour le métier. Les femmes, elles, la relèguent au quatrième rang, derrière l’équilibre vie pro/vie perso. Cette moindre prise en compte du critère financier « signe l’entrée dans la vie active sur un pied d’inégalité ». Hommes et femmes regrettent ensuite de ne pas avoir davantage tenu compte de l’argent dans leurs choix, même si cette « myopie » recule chez les plus jeunes, surtout chez les jeunes hommes, mieux informés des salaires de leur secteur.
Dans la progression de carrière, les écarts se renforcent. Les femmes se disent de moins en moins à l’aise pour demander promotions et augmentations, et le différentiel avec les hommes se creuse nettement : l’écart de confort pour demander une augmentation est passé de 13 à 20 points en trois ans, et pour une promotion de 8 à 12 points. Malgré une prise de conscience accrue, les femmes ne sont pas mieux « outillées » : la négociation salariale reste peu enseignée dans les études.
La maternité constitue une autre étape clé d’aggravation des inégalités. 69 % des femmes jugent qu’elle freine davantage leur carrière que celle des hommes, soit près de 20 points d’écart avec la perception masculine. À cela s’ajoutera, pour beaucoup, une future charge d’aidance envers un proche âgé, qui reposera encore largement sur les femmes et pèsera sur leurs trajectoires professionnelles.
En matière d’épargne, les comportements des femmes sont proches de ceux des hommes, mais leur aversion au risque reste plus forte. Elles parlent cependant moins d’argent avec leur entourage, ce qui place souvent le conjoint en position de « référent » financier, générant une forme de dépendance.
La retraite amplifie finalement toutes ces inégalités accumulées. Les femmes vivent plus longtemps, mais avec des pensions plus faibles. Elles en ont une conscience aiguë : près de 70 % craignent que leur retraite ne suffise pas à couvrir leurs besoins, soit 22 points de plus que les hommes. Elles sont donc beaucoup plus nombreuses à envisager de continuer à travailler une fois à la retraite pour maintenir leur niveau de vie.
L’ensemble du baromètre montre ainsi une construction lente et structurelle des inégalités économiques, du choix des études jusqu’à la fin de carrière, malgré des avancées et des réformes.
Chez BoursoBank, nous sommes convaincus que l’éducation financière est le premier levier d’émancipation. L'argent doit être un moteur de liberté, pas une charge mentale supplémentaire.
"Les enseignements du Baromètre ViveS 2026 confirment la nécessité d’agir pour faciliter l’accès aux solutions d’épargne avec plus de pédagogie, et des produits simples et pas chers. Leader de la banque et de l’épargne en ligne, BoursoBank se donne pour mission de donner à chacun les moyens d’agir en toute autonomie sur son argent de façon libre et éclairée. Chacun doit disposer des connaissances financières nécessaires pour choisir les solutions d’épargne les plus adaptées à ses objectifs pour chaque étape de sa vie. Renforcer la culture économique et faire en sorte que chacun prenne son destin financier en mains c’est aussi renforcer la résilience économique de l’ensemble de la société." indique Benoit Grisoni, directeur général de BoursoBank.
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